Actualités en psychiatrie

 

Sexe, drogue, mensonges et sciences !


Nouvelles neuves de médecine et d'ailleurs
Vendredi 16 février 2007
Vu ICI , à la fin du commentaire pour le film "avenue montaigne", dans le New York Times:

“Avenue Montaigne” is rated PG-13 (Parents strongly cautioned). The film features some characteristically French and French film behavior, including drinking, smoking and trysting.

Par yann - Publié dans : Divers
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Jeudi 15 février 2007
Au cours de mon internat, on m'a appris à éviter les jugements de valeur.

J'ai répété inlassablement aux externes avec lesquels j'ai travaillé de les éviter à leur tour.

"Que Mme Dupont qui vient pour dépression soit sympa ou non, ca n'est pas cela qui nous interesse."

"Non, les patients ne sont ni chiants ni gentils, ce sont leurs traits de personalité qu'il est interessant de décrire"

Bref, l'absence de jugements de valeur est probablement ce qui distingue le mieux le psychiatre de Marcel, le tenancier du bistrot du coin.

C'est évident pour tout le monde, mais pourquoi ?


De la même manière, les valeurs morales, religieuses ou autres de chacun doivent rester à la maison.

Facile à dire, mais est-ce faisable ?

Un épais bouquin est sorti, salué par plusieurs critiques de journaux internationaux (Clin J psychiatry, Am J psychiatry et Britsh J Psychiatry) pour parler des liens entre les valeurs (philosophiques ou morales) et le dagnostic en psychiatrie, en particulier le diagnostic porté à travers le DSM (voir post plus bas).

Je le commmence juste, et c'est un ouvrage intelligent, un peu dur à lire, mais passionnant, que l'on peut acheter ici
Par yann - Publié dans : Lectures
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Mercredi 14 février 2007

"Aimez-vous le DSM ?" est un ouvrage au titre provocateur sorti il y a quelques années déjà.

Le DSM, c'est le Diagnostic and Statistical Manual, alias la bible des psychiatres dans le monde.

On y définit de façon consensuelle les troubles mentaux.
 C'est forcément arbitraire et contre intuitif, puisque certains critères sont nécessaires pour définir un trouble.
A titre d'exemple, si vous avez 3 réponses "oui" parmi les 9 questions posées, vous êtes déprimé - et il faut un traitement.
A contrario, si vous n'avez que trois réponses oui, vous n'êtes pas déprimé, et au revoir madame.

Bien entendu, pour les patients que l'on voit au quotidien, le raisonnement est bien plus complexe qu'une simple validation d'items "oui/non", mais le DSM a le mérite d'être simple et de faire que les psy parlent le même langage.

"Aimez-vous le DSM ? " est un ouvrage de bonne qualité, dont le défaut principal est ce titre provocateur qui sous-entend qu'on aurait raison de ne pas l'aimer.
En fait, le titre original se traduirait par "La vente du DSM. Rhétorique de la science en psychiatrie", ce qui est beaucoup moins sexy, mais aussi bien plus intéressant pour le lecteur ouvert d'esprit.

Les auteurs vont au delà du simple jugement de valeur  de type "Le DSM : c'est bien ou mal ? ".

Ils décrivent l'historique particulièrement intéressant de la nosographie américaine et internationale, ainsi que certains enjeux politiques mis à l'oeuvre dans la genèse du DSM.


Par yann - Publié dans : Lectures
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Dimanche 11 février 2007
Une page de publicité pour le groupe Clap your hands say yeah, qui sort un deuxième album, " Some loud thunder", que l'on peut trouver dans toutes les bonnes cremeries.

Leur premier album était un vrai chef d'oeuvre, avec une premiere chanson pour le moins surprenante, qui était d'ailleurs une drole d'entrée en matière.

Dans le deuxieme opus, quelques plus classiques, quelques futurs tubes, et une merveille: "yankee go home".
Par yann - Publié dans : Divers
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Mercredi 31 janvier 2007

Les patients qui m'ont le plus surpris sont décidément les patients des urgences.

Une dame d'une cinquantaine d'année, d'origine espagnole, voulait absolument me parler au sein du SAU d'un CHU parisien, parce que ca n'allait pas du tout dans sa tête.

Dans ses antécedents, on note un très gros accident de train.
Elle ne parle pas bien francais du tout, et je ne parle pas un traitre mot d'espagnol...C'est donc partit pour 45 minutes de psychiatrie..disons, un peu "brut de decoffrage"...

Je ne trouve rien. Non seulement rien qui ressemble de près ou de loin à un stress post-traumatique, mais rien de rien. Aucun symptome psychiatrique, pas de tristesse, pas d'anxiété, pas d'insomnie....
Je finis par lui demander: "Vous entendez des voix ?"
La pauvre patiente me regarde d'un air affolé..Non, elle n'entends pas de voix non plus.

Bref, nous parcourons le DSM ensemble, et rien...

Elle me montre sa tête avec insistance...
Elle a des céphalées!
Je lui dit que c'est plutot vers un médecin généraliste qu'il faut se tourner

" Ah bon ? Mais c'est pas les psychiatres, les médecins de la tête ?"
Par yann - Publié dans : Cas cliniques
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