(Jugements de ) valeurs et diagnostics psychiatriques

Publié le par yann

Au cours de mon internat, on m'a appris à éviter les jugements de valeur.

J'ai répété inlassablement aux externes avec lesquels j'ai travaillé de les éviter à leur tour.

"Que Mme Dupont qui vient pour dépression soit sympa ou non, ca n'est pas cela qui nous interesse."

"Non, les patients ne sont ni chiants ni gentils, ce sont leurs traits de personalité qu'il est interessant de décrire"

Bref, l'absence de jugements de valeur est probablement ce qui distingue le mieux le psychiatre de Marcel, le tenancier du bistrot du coin.

C'est évident pour tout le monde, mais pourquoi ?


De la même manière, les valeurs morales, religieuses ou autres de chacun doivent rester à la maison.

Facile à dire, mais est-ce faisable ?

Un épais bouquin est sorti, salué par plusieurs critiques de journaux internationaux (Clin J psychiatry, Am J psychiatry et Britsh J Psychiatry) pour parler des liens entre les valeurs (philosophiques ou morales) et le dagnostic en psychiatrie, en particulier le diagnostic porté à travers le DSM (voir post plus bas).

Je le commmence juste, et c'est un ouvrage intelligent, un peu dur à lire, mais passionnant, que l'on peut acheter ici

Publié dans Lectures

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