Le biais qui tue

Publié le par yann

Munk-Olsen et al (2007) ont mis en avant des taux de mortalité plus bas chez les patients qui bénéficient d'electro-convulsivo-thérapie (ECT).


Ce risque est significativement pour la mortalité par affections respiratoire (Risque relatif=0.67, intervalle de confiance 0.55-0.95) et une tendance a été retrouvée pour les affections cardiovasculaires (RR=0.85, 95% IC 0.70-1.03).

Les auteurs concluent que la mortalité n'est pas liée à un biais de sélection, car les guidelines soulignent l'absence quasi-totale de contre indication absolue aux ECT.

Contrairement à ce que les auteurs affirment, la pratique clinique quotidienne retrouve une réticence des psychiatres et des anesthésistes à proposer des ECT à des patients souffrant d'affections somatiques lourdes.

Les patients sévères ont donc moins de chance de bénéficier d'ECT.

De plus, les psychiatres demandent très souvent l'avis de cardiologues, de pneumo et autres pour des bilans pré-ECT.

Cette attitude favorise le diagnostic d'affections somatiques, ainsi que leur traitement.

L'effet "bénéfique" des ECT sur les affections somatiques est donc, très probablement, largement expliqué par cette bonne pratique, qui contraste avec les soins somatiques souvent limités apportés aux patients hospitalisés en psychiatrie.

(Jeunejedi  (commentaire 6) a proposé une réponse très proche).

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jeunejedi 10/06/2007 00:50

Ouééééééééé :o